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LE 11 NOVEMBRE EN MAIRIE UNE EXPOSITION PRETEE PAR LE CONSEIL GENERAL SUR LA GRANDE GUERRE SERA PRESENTEE DE 10h à 12h et de 14h à 18h

L'Armistice c'est quoi ? Un peu d'histoire pour nous éclairer sur cette commémoration célébrée chaque année au Monument aux Morts

Du 2 août 1914 au 11 novembre 1918, la France et ses alliés s’affrontent avec l’Allemagne et les empires centraux. C’est un conflit à l’échelle mondiale, une lutte où les forces en présence s’équilibrèrent longtemps, une guerre continue marquée par de multiples péripéties et des combats meurtriers. Aujourd’hui, alors que le moment est venu de la réconciliation entre les peuples le 11 novembre commémore l’immense élan de joie dans lequel se termina la dure épreuve qui avait duré cinquante-deux mois.

L’évènement s’annonçait depuis des semaines. La grande offensive alliée avait débuté le 18 juillet sous le commandement en chef du maréchal Foch. L’ennemi faisait face avec tous ses moyens qui malgré l »usure progressive des réserves, demeuraient considérables.

Dès le 29 septembre, sur le front d’Orient, la  victoire de Franchet d’Esperey et l’armistice Franco-Bulgare consacrent l’effondrement de l’ennemi dans les Balkans. Le 5 octobre, une offre de paix allemande parvient au Président des Etats-Unis, Wilson, par l’intermédiaire de la Suisse. La démarche est considérée comme une manœuvre et la poussée alliée se renforce, non sans que Foche, appuyé par le Premier Britannique, Lioyd George, propose au gouvernement français de préparer les conditions à imposer pour une cessation des hostilités.

En Allemagne, l’agitation publique provoque des troubles intérieurs. Le 26 octobre, le maréchal Hindenburg et le général Ludendorff sont relevés de leurs fonctions. L’empereur Guillaume II est obliger d’abdiquer et s’enfuira en Hollande. Le 3 Novembre, l’Autriche-Hongrie signe l’armistice. Dès le 27 octobre, l’adversaire avait annoncé que « l’Allemagne attendait les propositions d’armistice qui ouvriraient la voie à une paix de justice ».

Le 7 novembre, les parlementaires allemands se présentent à nos avant-postes ; ils sont reçus le  lendemain, au célèbre Carrefour en forêt de Compiègne, par le maréchal Foch assisté des chefs alliés. Enfin le 11 novembre, à 5 heures du matin dans le wagon historique est signé l’armistice qui entre en vigueur à 11 heures.

A la sonnerie du Cessez-le-feu lancée par le clairon Sellier, l’écho de tous les autres clairons répond sur la ligne continue du front. Partout sur le territoire, les cloches sonnent à la volée pour annoncer la nouvelle. La        foule exulte avec émotion Clémenceau, « le Père la Victoire » glorifier les sacrifices des combattants, « grâce auxquels dit-il la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité sera toujours le soldat de l’Idéal »

Ce qui soulevait l’enthousiasme général en ce grand jour, c’était le retour de la Paix, la cessation des combats, la fin des longues et terribles épreuves, avec un immense espoir qui ignorait les difficultés des lendemains. C’était surtout pour le Pays entier, par-delà les deuils et les douleurs, la fierté de la Victoire chèrement acquise et la conscience d’avoir marché à l’avant-garde des nations pour la défense de « la cause la plus sacrée, la liberté du monde »